LA FRONTIÈRE DU DOUTE

 

La frontière du doute,
Stone Karim Mohammad

 
 

LA FRONTIÈRE DU DOUTE

Stone Karim Mohammad, 2011

On arpente chake jours les sentiers de l’existence et on s’attelle à s’y parfaire
Sur un banc ou assis par terre
À l’oral ou à la craie on griffonne les kelkes lignes d’un avenir k’on voudrait si parfait
Et si parfois,
Nos rêves se trempent dans l’acide de la réalité et s’y perforent,
C’est parce k’on est tous appelé un jour ou l’autre à réaliser k’on est pas des êtres super forts
Ke même si parfaite
Souvent on voudrait l’autre en face de nous on n’est pas à l’abri de se retrouver à 5 ou 6 par fesse
Vu que si imparfaite est la vie
Ke pour faire face à l’adversité souvent notre être se falsifie
Et nos envies folles se fient
À ce ke le réel nous donne sans préavis
À cet instant la vérité nous libère mais elle commence toujours par nous faire chier
Alors telle une proie consciente de ces prédateurs tapis dans le pré avide de paître de notre chaire
Par inst1 on prend chake instant comme il vient de notre destin
Sommes-nous les maîtres ?
Vu que le mouton ne peut lui-même choisir le berger ki l’amènera paître
Pas plus ke le p’tit poisson n’a jamais choisi pour le grand d’être un fest1
Alors on avance le coeur tout terrain
Prêt à partir du tout au rien
En se disant k’on est juste fait de chair et de sang comme tout terrien
Et à chake faux pas, la vérité te chuchotera dans le creux de l’oreille
« Qu’après tout t’es rien »
Donc si t’as connu la douleur, vas-y garde le sourire
Dites-leur ke pour ke la graine germe
Faut bien k’elle commence par pourrir
Pour ke l’on voit ke les étoiles brillent faudrait ke le ciel soit sombre
Et puis…
Perdre son chem1 c’est l’occasion rêvée d’en emprunter un autre donc…
Vas-y, avance avance
Vas-y avance, avance
Souvent si simple est la vie
K’on s’en rend pas compte à force de la compliquer avec nos envies
On s’obstine à garder ce ke dieu voudrait pas nous donner pire on s’obstine à prendre ce ke dieu lui-même voudrait nous arracher
Car l’homme est ainsi
Depuis la nuit des temps il repousse sans cesse la frontière entre ses désirs et la réalité
Mais elle court trop vite du coup elle finit toujours par te rattraper
À cet instant tu te sens seul
Tu es comme seul sous le saint ciel
Tu t’demandes c’est koi ton essentiel
Tu feins d’être heureux mais au fond tu sais que tu simules
Et si nul tu te sens quand dans ta solitude la vérité s’insère

Obligé d’être sincère or vers et contre toi
Il est question d’un diable fort envers et contre tous
Une pensée pourtant si simple
Qui te plonge de haut en bas
Te plonge dans la tourmente de haut en bas
Fais-le tour, monte
En face de toi y’a le train pour un grand destin
Tu flippes car tu crains d’être comme tout le monde
Un seul homme au passage de ton destin
T’es à la frontière avec tes doutes
Y’a des gens bien jeunes vieux qui ont vu ke
Plein de gens vivent dedans
Si t’as connu la douleur, vas-y garde le sourire
Dites-leur ke pour ke la graine germe
Faut bien k’elle commence par pourrir
Pour ke l’on voit ke les étoiles brillent faudrait ke le ciel soit sombre
Vas-y avance, avance
Vas-y avance, avance
Vas-y avance, avance
Dis-toi ke pour ke la graine germe
Faut bien k’elle commence par pourrir
Pour ke l’on voit ke les étoiles brillent faudrait ke le ciel soit sombre
Et puis…
Perdre son chem1 c’est l’occasion rêvée d’en emprunter un autre donc…
Vas-y, avance avance
Vas-y, avance avance
Vas-y, avance avance
Vas-y cours, cours, cours petit n’attends pas
Si la chance t’appelle dis-toi qu’elle ne t’attend pas
Vas-y cours, cours, cours petit n’attends pas
Vas-y vas-y cours, cours, cours petit n’attend pas
Si la haine t’appelle fais kom si t’endends pas
Vas-y avance
Vas-y avance, avance

©2013_CrossingBoundariesOfDoubt/StoneKarimMohammad