The Dancefloor of the New World

 

LE DANCEFLOOR,                   that counts to stand out         the Utopia                                   Franklin Aleba Mokala

 
 
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THE DANCEFLOOR OF THE NEW WORLD, THAT COUNTS TO STAND OUT THE UTOPIA

Franklin Aleba Mokala

The dustbins of history are open, there are so many things to recycle.
Far from the city and its hubbub, I take the trouble to unwrap everything.
My consciousness asks me for the identity of my essence.
I learn once again to speak the language and spirits come to meet me.
Son of slaves freed to the beat of the Nayabingui, I dance, I dance, I dance…
I get to know the new world where all souls will live in harmony.
Where everyone will dance to the beat of shooting stars.
Where everyone will dance on the dancefloor of the new world.

The school in the forest was vital for all pygmies old enough to understand
the meaning of the elements which surround us.
Blinded by light and development I sold off the keys of the garden of equilibrium.
You are as guilty as I am of the birth of fear, which once put to death the ignorance
about differences in the minds of Men.

No more sheep no more executioners who think that GOD is a business.

I nu pi hamba awa tu manyo HOUELEH léba mondo issi puossouh.
It’s important to know that Houeleh is perhaps not a man like you and me.

Tu nènoo a lumeuke mèssèh, tu suossouh fékaa issi wass.
Let’s let him construct his world through us; we will not be able to think like him.

Mbah tu ne lumininin awa houelèh nu pussouh hiki…
Let us perhaps accept that the call to life is a quest for tranquillity pleasure and shared love.
(English by Simon Pleasance)
©2013_CrossingBoundariesOfDoubt/Franklin_Aleba_Mokala
 
 
Original Version / Version originale en Français

LE DANCEFLOOR DU NOUVEAU MONDE

Franklin Aleba Mokala

 
Les poubelles de l’histoire sont ouvertes, il y a tant de choses à recycler.
Loin de la ville et son bruit je prends la peine de tout déballer.
Ma conscience me réclame l’identité de mon essence.
Je réapprends à parler la langue et les esprits viennent à ma rencontre.
Fils d’esclaves affranchis au rythme des Nayabingui je danses je danse je danse …
Je faits la connaissance du nouveau monde où toutes les âmes vivront dans l’harmonie.
Où tout le monde dansera au rythme des étoiles filantes.
Où tout le monde dansera sur le dancefloor du nouveau monde.

L’école de la forêt était indispensable à touts les pygmées en âge de comprendre
le sens des éléments qui nous entourent.
Aveuglé par le lux et le développement, j’ai bradé les clés du jardin de l’équilibre.
Tu es aussi coupable que moi de la naissance de la peur, qui a mis à mort une fois
l’ignorance des différences dans l’esprit des Hommes.

Plus de moutons plus de bourreaux qui pensent que DIEU est un fonds de commerce.

I nu pi hamba awa tu manyo HOUELEH léba mondo issi puossouh.
Il faut que l’on le sache que houelèh n’est peut-être pas un homme comme toi et moi.

Tu nènoo a lumeuke mèssèh, tu suossouh fékaa issi wass.
Laissons-le construire son monde à travers nous ; nous ne saurions penser comme lui.

Mbah tu ne lumininin awa houelèh nu pussouh hiki…
Accepterons-nous peut-être que l’appel à la vie est une quête de quiétude de plaisir et d’amour partagé.
©2013_CrossingBoundariesOfDoubt/Franklin_Aleba_Mokala